Je peux vous offir un verre ?

bloody lmartini
Sur la route entre deux tirades de Emma j’avais le temps de réfléchir à la situation. Cette fois on avait certes de l’argent, mais on risquait de gros ennuis avec la justice locale. Mais on avait tout de même amassé suffisamment d’argent pour vivre tranquillement au moins une année entière. On avait devant nous plusieurs possibilités.
Première possibilité, on restait ici caché discrètement en vivant à la cool. Cette alternative avait l’avantage de pouvoir être mise en pratique immédiatement, mais on ne parlait russe ni l’un ni l’autre.
Seconde possibilité, la même chose, mais dans un pays francophone, anglophone, germanophone, ou même ispanophone. Cela auriat été la solution parfaite, si les douanier russe laissais les braqueurs de banque passer la frontière.
À ce moment de ma réflection je me suis souvenu de mon grand-père. C’était un homme très âgé et très sage. Dans sa jeunesse il avait participé à plusieurs guerres, contre la Chine entre autre.
Quand j’étais petit il me racontait souvent des fais d’armes plus spectaculaires les un que les autres. Et à chaque fois il me disais :
Si tu ne peux pas te cacher correctement, montre toi au grand jour. C’est ce qui est sur le bout de notre nez que l’on ne voit jamais.
De ce souvennir m’est venu une idée. Au lieu de nous cacher de la police, on allait vivre, vivre de façon la plus visible possible. Or comment être extrêmement visible dans un ancien pays communiste ? En brulant de l’argent, beaucoup d’argent. Quand j’ai exposé mon idée à Emma elle a été séduite, mais après une brève réflection elle m’a demandé :
Et après, quand on aura plus d’argent on fera comment ?
Ne t’en fais pas j’ai ma petite idée. Fais-moi confiance.
Sur quoi elle a marmonné quelques mots, mais elle a tout de même consentieà me suivre. Pour nous ce fût un nouveau départ. On est allé ensemble chez le coiffeur le plus chère que l’on a trouvé en ville. Heureusement toutes les coiffeuses étaient relativement jeunes et parlaient l’anglais.On est ressort de là avec des têtes rayonnantes. Tout le monde se retournait sur notre passage. Des vrais star américaines.
Après la tête le corps. Nous avons fait le tour de toutes les boutiques les plus luxueuses que nous avons vu. Des grands couturiers français, jusqu’aux petits créateurs locaux. Je reconnais que ce moment fût assez agréable. On aurait ditRichard Gear et Julia Roberts dans “Pretty Women”. En une après midi chacun s’est refait une garde robe complète. Je ne pensais pas qu’il était possible de porter sur soit pour aussi chère de vêtements. Visiblement Emma n’avait jamais eu de tenu à deux mille euros, mais l’expérience la mettait un peu mal à l’aise.
Et puis quand la voiture a été remplie de vêtements, Emma et moi nous sommes mis en quête d’une chambre pour la nuit. Bien sûr cette fois il n’était plus question d’un petit motel minable sur le bord d’une autoroute. Rapidement nous avons trouvé les deux palaces, notre choix c’est fait à pile ou face. Une fois à l’intérieur nous nous sommes offerts la suite royale, sur le toit de l’immeuble avec une terras de près de cinquante mètres carré.
C’était magnifique tous les sols étaient recouverts de tapis perse, dans chaque pièce des oeuvres d’art apportais un côté bourgeois. Nous avions deux lits, deux chambres deux salles de bains. Bref la grande classe.
Je ne me sentais pas très à l’aise dans tout ce luxe. Et puis je pense que Emma l’a fait surtout pour tester ma réaction, mais ça ne lui ressemblait pas vraiment. Mais nous étions tous les deux très fatigués, elle est partie se coucher après avoir mangé dans la chambre. J’avais besoin d’oublier mes soucis je suis donc descendu au bar de l’hôtel. L’endroit était bien plus moderne, quelque chose de très “lounge“.
Je me suis mis dans un coin de la pièce. Et puis j’ai commencé à regarder les gens autour de moi il y avait la toute une foule de gens de classe sociale et de motivation différente. Certain avait des allure de patron de la mafia, d’autre était simplement la pour être vu.
J’ai commandé un jus d’orange ce qui, visiblement, n’a pas plus au barman, visiblement je ne correspondais pas à la couleur local. Quand il est parti de ma table après m’avoir servi mon verre, j’ai remarqué la femme qui était dans l’espace voisin. Elle parcontre correspondait bien au décor.
Sur le col de sa chemise j’ai tout de suite remarqué une petite tâche rouge. D’après moi ça ne pouvais pas être du maquillage, j’ai pensé qu’il s’agissait de sang. Sans même se présenter ou me demander mon nom, elle m’a demandé :
Je peux vous offrir un verre ?


Ainsi on est partis les deux sur les routes sans but précis, du moins c’est ce qu’elle pensait. On a roulé pendant des jours et des jours, sans ouvrir la bouche. La musique me suffisait. Et puis, après tout, j’avais bien assez de choses à penser pour ne pas me préoccuper de faire semblant de m’intéresser à ces petites histoires sans importance.