décembre
11
bloody lmartini

bloody lmartini

Sur la route entre deux tirades de Emma j’avais le temps de réfléchir à la situation. Cette fois on avait certes de l’argent, mais on risquait de gros ennuis avec la justice locale. Mais on avait tout de même amassé suffisamment d’argent pour vivre tranquillement au moins une année entière. On avait devant nous plusieurs possibilités.

Première possibilité, on restait ici caché discrètement en vivant à la cool. Cette alternative avait l’avantage de pouvoir être mise en pratique immédiatement, mais on ne parlait russe ni l’un ni l’autre.

Seconde possibilité, la même chose, mais dans un pays francophone, anglophone, germanophone, ou même ispanophone. Cela auriat été la solution parfaite, si les douanier russe laissais les braqueurs de banque passer la frontière.

À ce moment de ma réflection je me suis souvenu de mon grand-père. C’était un homme très â et très sage. Dans sa jeunesse il avait participé à plusieurs guerres, contre la Chine entre autre.

Quand j’étais petit il me racontait souvent des fais d’armes plus spectaculaires les un que les autres. Et à chaque fois il me disais :

Si tu ne peux pas te cacher correctement, montre toi au grand jour. C’est ce qui est sur le bout de notre nez que l’on ne voit jamais.

De ce souvennir m’est venu une idée. Au lieu de nous cacher de la police, on allait vivre, vivre de façon la plus visible possible. Or comment être extrêmement visible dans un ancien pays communiste ? En brulant de l’argent, beaucoup d’argent. Quand j’ai exposé mon idée à Emma elle a été séduite, mais après une brève réflection elle m’a demandé :

Et après, quand on aura plus d’argent on fera comment ?

Ne t’en fais pas j’ai ma petite idée. Fais-moi confiance.

Sur quoi elle a marmonné quelques mots, mais elle a tout de même consentieà me suivre. Pour nous ce fût un nouveau départ. On est allé ensemble chez le coiffeur le plus chère que l’on a trouvé en ville. Heureusement toutes les coiffeuses étaient relativement jeunes et parlaient l’anglais.On est ressort de là avec des têtes rayonnantes. Tout le monde se retournait sur notre passage. Des vrais star américaines.

Après la tête le corps. Nous avons fait le tour de toutes les boutiques les plus luxueuses que nous avons vu. Des grands couturiers français, jusqu’aux petits créateurs locaux. Je reconnais que ce moment fût assez agréable. On aurait ditRichard Gear et Julia Roberts dans “Pretty Women”. En une après midi chacun s’est refait une garde robe complète. Je ne pensais pas qu’il était possible de porter sur soit pour aussi chère de vêtements. Visiblement Emma n’avait jamais eu de tenu à deux mille euros, mais l’expérience la mettait un peu mal à l’aise.

Et puis quand la voiture a été remplie de vêtements, Emma et moi nous sommes mis en quête d’une chambre pour la nuit. Bien sûr cette fois il n’était plus question d’un petit motel minable sur le bord d’une autoroute. Rapidement nous avons trouvé les deux palaces, notre choix c’est fait à pile ou face. Une fois à l’intérieur nous nous sommes offerts la suite royale, sur le toit de l’immeuble avec une terras de près de cinquante mètres carré.

C’était magnifique tous les sols étaient recouverts de tapis perse, dans chaque pièce des oeuvres d’art apportais un côté bourgeois. Nous avions deux lits, deux chambres deux salles de bains. Bref la grande classe.

Je ne me sentais pas très à l’aise dans tout ce luxe. Et puis je pense que Emma l’a fait surtout pour tester ma réaction, mais ça ne lui ressemblait pas vraiment. Mais nous étions tous les deux très fatigués, elle est partie se coucher après avoir mangé dans la chambre. J’avais besoin d’oublier mes soucis je suis donc descendu au bar de l’hôtel. L’endroit était bien plus moderne, quelque chose de très “lounge“.

Je me suis mis dans un coin de la pièce. Et puis j’ai commencé à regarder les gens autour de moi il y avait la toute une foule de gens de classe sociale et de motivation différente. Certain avait des allure de patron de la mafia, d’autre était simplement la pour être vu.

J’ai commandé un jus d’orange ce qui, visiblement, n’a pas plus au barman, visiblement je ne correspondais pas à la couleur local. Quand il est parti de ma table après m’avoir servi mon verre, j’ai remarqué la femme qui était dans l’espace voisin. Elle parcontre correspondait bien au décor.

Sur le col de sa chemise j’ai tout de suite remarqué une petite tâche rouge. D’après moi ça ne pouvais pas être du maquillage, j’ai pensé qu’il s’agissait de sang. Sans même se présenter ou me demander mon nom, elle m’a demandé :

Je peux vous offrir un verre ?

0
mars
29

Pour un flirt avec toi

Posté dans : articles de Susumu par Susumu

Pour un flirt avec toi

Pour un flirt avec toi

Quand elle a fermé la porte, mes idées se sont emballées. Il était clair que Emma ne pourrais pas participer directement au plan. Il fallait que je trouve de l’argent, vite et en quantité suffisante pour atteindre le Japon La première idée qui m’est venue en tête c’était de faire un casse de banque. Mon plan était en trois phases. Faire des repérages, trouvez le matériel et me servir de Emma comme chauffeur.
Je lui ai emprunté sa voiture, en 15 minutes j’avais trouvé une gentille petite agence. Pour avoir plus de liquidité il fallait qu’on fasse notre casse le soir, un peu avant la fermeture. En guise de matériel, le mieux aurait été d’avoir des armes à feu. Bien sûr cela aurait été difficile. Du coup je me suis rabattue sur des cutter. Ensuite, il suffisait d’attendre le lendemain. Je suis donc rentré me coucher.
C’est elle qui m’a réveillé le lendemain matin, on est allé déjeuner dans le dîner en face du motel.
Elle avait encore une fois l’air encore trop énergique à mon goût. Je l’ai prise a contre-pieds en lui proposant de faire un break dans notre voyage pour visiter un peu la ville et faire du shopping. Tout de suite des étoiles se sont allumées dans ses yeux. C’est à partir de cet instant que je me suis demandé si elle n’avait pas le béguin pour moi. À ce moment-là cela a servi mes intérêts. Je lui ai sorti le grand jeu, les musées, le restaurant, les boutiques. D’après moi ce fût la journée la plus longue de l’année.

Quand seize heure est arrivée, on est allé chercher des glaces et s’asseoir sur un banc. On a discuté pendant 15 minutes, puis je lui ai annoncé:
“Avant de partir j’ai besoin de retirer du liquide. Je vais aller dans l’agence qui est derrière nous. Pendant ce temps tu vas aller chercher ta voiture. Voici mes clefs de chambres, mon sac est prêt sur mon lit.”
Avant qu’elle n’ait pu réagir je me suis levé et j’ai pris la direction de l’agence. Depuis l’intérieur j’ai vérifié quelle suivais mes instructions. J’ai fermé les yeux, pris une inspiration profonde. Quand je les ai ouverts, Ito avait pris les commandes. Il ne m’a pas laissé réagir et as déclaré :

“Je sais ce que tu veux faire, mais je te connais si je te laisse faire tu vas te planter. Alors, tu restes ici devant ta fenêtre et dans dix minutes on est sorti.” Je suis donc resté planté là comme un con. Je me suis concentré pour ne pas entendre ce qui se passait dans mon dos.

Et effectivement dix minutes plus tard j’avais un sac de sport lourd dans la main droite, un cutter dans la poche gauche. J’ai regardé des deux côtés de l’agence pour trouver la voiture. Emma était là comme prévu. En chargeant le sac à l’arrière je me suis rendu compte que j’avais mal à la main gauche, surement des séquelles du braquage. Je suis monté à l’avant et je lui ai dit de mettre les gaz direction St-pettersbourg.

0
mars
27

Bon baisers de Russie

Posté dans : articles de Emma par emma

Bon baiser de russie

Bon baiser de russie

Fuir, je n’avais plus que ça en tête. Enfin que ça … presque … J’avais la trouille. Une trouille monumentale. Je partais je ne sais où avec un inconnu. Et en plus un inconnu flippant ! S’il croit que je remarque rien sous ses airs froids … Bref. Je suis morte de trouille mais qu’est ce que je peux faire ? Me barrer sans rien dire avec la bagnole ? Combien de plans j’ai montés … Et ce silence … Bonjour l’ambiance !

Le premier jour j’étais totalement inconsciente, un vrai zombie, j’ai rien remarqué. Seule certitude, on allait vers l’est. Il partait soi disant à la recherche de ses racines et moi, je fuyais les miennes. Le silence me convenait donc très bien. Je laissais beugler l’autoradio et me livrais à l’introspection en toute tranquillité, sans être interrompue. Je me refaisais le film des mois passés, j’étais persuadée que j’étais un monstre. Ou pire, une malédiction. Je me demandais en permanence si je pourrais avoir une vie normale … Mais plus le temps passait, moins je culpabilisais.

Le soir même, j’étais presque enjouée, on était arrivés à Zurich et j’avais envie de découvrir les célèbres nuits Zurichoises. Avec tout l’entrain dont j’étais capable, j’ai claironné « Bon allez ! On se trouve un ptit coin pour dormir et on file faire du tourisme ! ». Susumu est resté neutre comme la Suisse. J’ai insisté un peu « Oulala déjà fatigué ? La soirée ne fait que commencer ! ». Après un moment il a réussi à articuler « Mm ? Fatigué ? Ouais on peut s’arrêter par là. ». Mais c’est quoi son problème ?!

Très bien. Après avoir largué Susumu dans sa chambre d’hôtel, j’ai repris la voiture pour aller me balader. J’ai fini par trouver un bar sympa. Seul problème : la langue. Après avoir bredouillé au barman « mojito … euh … please » et avoir obtenu un whisky coca, j’ai tâché de me sociabiliser auprès d’un sympathique grand brun :

« - Hello ! My name is Emma. Oulala hihi ! Euhmm … My favourite color is red. My tailor is r…

- Excusez moi, je suis Français, je comprends pas un mot de ce que vous dites ! »

On a fini par s’entendre : Jérôme, c’est lui, 22 ans et des brouettes, un joli sourire. Et galant en plus, il m’a raccompagnée jusqu’à la voiture, a susurré des niaiseries à mon oreille alors que je tentais d’ouvrir la portière gelée sans faire craquer la poignée. Il en était à « Je suis ici pour encore deux jours, si tu as besoin de compagnie, tu sais où me trou… » quand la portière a cédée, en venant se planter directement dans son joli front. Non mais quelle idée aussi de se pencher comme ça ? Je l’ai regardé s’effondrer , j’ai jeté un œil autour de moi, fermé la porte et laissé le bellâtre sur l’asphalte.

Je n’ai pas retenté de discuter avec Susumu. Notre organisation s’est mise en place toute seule. Manger, conduire à tour de rôle, dormir. J’ai fait une croix temporaire sur ma vie sociale. Le sort de Jérôme me laissait froide mais je ne voulais pas non plus chercher l’accident. Susumu était le seul à courir des risques. Je l’aurais bien prévenu mais ça lui apprendra à être aussi causant qu’une truite.

Le jour je mesurais l’immensité infinie des routes. Mes yeux suivaient les bandes blanches, plus rien n’avait d’importance. La nuit je crevais d’ennui. Les plus improbables questions me tenaillaient : qui est vraiment Susumu ? S’il était vraiment dangereux j’en aurais déjà fait les frais non ? Sauf que je lui suis utile … Et s’il décide d’en finir avec moi, je serai libérée, j’atteindrai le salut et … mais qu’est ce que je raconte ? Et puis pourquoi il a l’air si concentré tout le temps ? Et si je le tuais par accident ? Comme ça je pourrai vaquer à d’autres occupations plutôt que de rester seule avec ce malade. Où est-ce que je l’ai rencontré déjà ? Ah oui … Chez le psy … J’ai jamais pu ravoir de rendez-vous d’ailleurs … Je me demande pourquoi …

Et puis, dans un motel minable perdu en Russie, j’ai eu une idée : plus de thunes, plus de voyage. Je planquai adroitement mes ressources dans mon soutien-gorge, je me sentais comme quelqu’un essayant d’échapper à de dangereux criminels, ou à la mafia, ou comme une James Bond Girl qui finirait par lui régler son compte à cette ordure misogyne. J’ai mis mes lunettes de soleil et je me suis regardée dans la glace en articulant « L’aventure est finie. » avec une voix dont le dramatique n’avait d’égal que la sensualité.

J’ai ondulé jusqu’à la porte de sa chambre, des relevés de compte dans les mains et j’ai frappé à la porte avec brio. J’ai entendu des bruits précipités, un silence, puis la porte s’est ouverte sur un Susumu égal à lui même, impassible, aussi expressif qu’un parquet. J’ai pris mon air le plus sérieux pour annoncer « T’as une minute ? Il faut qu’on parle ». L’effet a été immédiat. Son regard a changé, il a refermé la porte derrière moi, m’a regardée m’asseoir et étaler mes papiers insignifiants, j’ai paniqué : « Je sais pas toi mais moi, ce silence, je n’en peux plus. On étais censés s’amuser un peu quand même. » Le silence le plus lourd de la galaxie s’est abattu sur moi. J’ai eu la présence d’esprit de reprendre mon rôle de James Bond Girl vengeresse avec une tirade conclue par « l’aventure est finie ». Un peu plus et j’ajoutais « Hasta la vista baby ».

Il s’est assis à côté de moi et pour la première fois depuis une semaine, il m’a parlée :

« - Emma, j’ai une proposition à te faire. Il faut d’abord que tu saches que quand c’est moi qui conduis et que tu t’endors, tu parles dans ton sommeil. Je sais qui tu es. Je sais ce que tu as fait.

- Oh mon dieu ! »

Je me sentais prise au piège. Ma culpabilité bloquais ma gorge comme si j’avais avalé du plomb. D’ailleurs cette perspective me paraissait plutôt séduisante pour en finir. Sauf que je ne savais pas où trouver du plomb. Surtout du plomb à l’état liquide. Peut être qu’avec un bon thermomètre en mercure … Mercure … Plomb … C’est pareil …

« - Mais maintenant il est trop tard pour abandonner. Je suis prêt à poursuivre le voyage quoi qu’il en soit. Et donc pour l’argent, je pense qu’on peut encore se débrouiller.

- Peut être …

- D’ailleurs je ne vois pas comment on a pu claquer toute la thune en une semaine.

- Haha … Ahem … L’essence … Les hôtels …

- Tu sais, je le vois bien quand tu essaies de mentir. Alors ce qu’on va faire, c’est qu’on va gentiment continuer le voyage comme on l’a commencé et que je vais m’occuper moi même des factures. »

J’étais coincée. J’ai soupiré et je suis retournée dans ma chambre en laissant papiers et billets dans la sienne. Après tout, peut être que l’aventure se terminera plus tôt que prévu d’une autre manière …

0
mars
15

Sans mot dire

Posté dans : articles de Susumu par Susumu

boucheAinsi on est partis les deux sur les routes sans but précis, du moins c’est ce qu’elle pensait. On a roulé pendant des jours et des jours, sans ouvrir la bouche. La musique me suffisait. Et puis, après tout, j’avais bien assez de choses à penser pour ne pas me préoccuper de faire semblant de m’intéresser à ces petites histoires sans importance.

Au bout d’une semaine on avait pris nos petites habitudes. Sans ouvrir la bouche, sans même un regard on savait quand l’autre voulait manger, se reposer, ou dormir. Un vrai couple de petits vieux. Pour moi tout allait très bien.

Mais un soir tout a changé. Nous nous étions arrêtés dans un motel pour la nuit, un truc sans prétention. Chacun sa chambre, au cas où l’on aurait besoin de filer en quatrième vitesse. On avait mangé ensemble, pour rompre notre solitude. Après cela on était retournés dans nos chambres respectives. La télé vomissait ses conneries habituelles. Comme toujours je ne trouvais pas le sommeil, sauf avec du bruit en guise de berceuse.

Ma routine s’est brisée, à 23h on a frappé à la porte. Je me suis redressé. En un instant j’étais derrière la porte, une batte à la main. Un coup d’oeil dans le judas. C’est Emma. Je mets la chaîne en place et défais le verrou. Elle avait une tête fatiguée et des papiers plein la main droite :

” T’as une minute ? Il faut qu’on parle ! “

On s’est assis face à face autour de la table basse. Penchée sur ses papiers elle a dit d’une voix neutre :

” Je sais pas toi mais moi, ce silence, je n’en peux plus.On étais sensés s’amuser un peu quand même. “

Ca j’aurais dû m’en douter, les femmes restent rarement longtemps silencieuses. C’était déjà une chance d’avoir eu du calme aussi longtemps. J’ai commencé à me demander comment m’en débarrasser rapidement. Bien quelle ne soit pas très grosse, elle avait un petit quelque chose d’étrange dans le regard qui ne me rassurait pas.
Voyant que je n’exprimais aucune réaction, elle a enchaîné :

” J’ai un autre problème, je viens de faire mes comptes et je suis à sec. “

Toujours sans dire un mot je me suis levé. J’ai pris mon porte-feuille dans mon manteau et je suis allé me planter devant elle. La j’ai retourné mon lard feuille sur la table. Tout ce qu’il en est tombé ce sont trois tickets d’autoroute.

Elle a pris sa tête entre ses mains. Entre ses dents elle a marmonné :

” L’aventure est finie. “

Je me suis assis et je lui ai dit que j’avais une proposition à lui faire. Au fur et à mesure que je développais mon idée son expression est passé de “Oh mon dieu” à “Peut-être”. Quand j’ai eu fini d’exposer ma façon de voir les choses, elle a pris une profonde inspiration, s’est levée et elle est sortie sans me regarder.

0
septembre
14

Repue

Posté dans : articles de Sarah par sarah

Épuisée, vidée je m’effondrais sur mon lit. Je voyais encore ses yeux me fixer lorsque je sombrais dans un sommeil profond. Paisible. Réparateur même. J’avais rarement dormi aussi bien, emplie d’un sentiment de plénitude que j’ignorais jusque-là être capable de ressentir.

A mon réveil elle avait cessé de me regarder, ses traits commençaient à s’estomper. Seule persistait la sérénité qui m’avait envahie lorsqu’elle avait posé ses yeux sur moi.

Le lendemain c’est en sifflotant que je me rendais à la fac, joyeuse comme un enfant en train de déballer ses cadeaux de Noël.

Curieuse sensation d’une personne venant de tuer quelqu’un…

Les journaux firent écho d’un cambriolage qui avait mal tourné, certainement un novice qui avait cédé à la panique. Classique.

Puis peu à peu la monotonie du quotidien revint peser sur mes pas. La lassitude m’envahissait de nouveau, mais j’avais désormais pleinement conscience de vivre une vie terne et morose. Je me surprenais à la chercher lorsque je prenais le bus, avant de réaliser qu’elle ne le reprendrait plus.

Les semaines se succédèrent, les cours s’intensifiaient, puis vinrent les examens. J’avais de plus en plus l’impression devenir un zombie, identique à tous les autres, vivant par un enchainement d’automatismes. Seuls ses yeux que j’entrevoyaient parfois en rêve venaient me réconforter.

Oh bien sûr je n’avais rien perdu de mon habitude d’observer les gens, mais ils m’apparaissaient tous si fades!

Petit à petit, sans m’en rendre compte, j’y pensais de moins  en moins. Je commençais à l’oublier. Ma vie redevenenait celle qu’elle était avant de croiser son regard.

Les premiers mois du second semestre passèrent comme dans un rêve, bien que des plus gris, froids et impersonnels. J’avais validé mes examens avec un peu moins d’aisance que je n’en avais l’habitude mais sans réel soucis. Je me fondais dans la masse à nouveau.

Et le printemps arriva, tout autour de moi semblait reprendre vie.

Jusqu’à ce qu’un évènement ne vienne à nouveau chambouler le cours de mon existence.

Un samedi, j’errais dans l’une de mes librairies favorites lorsqu’un jeune homme entra. Son allure assurée sans pour autant être arrogante me surprit! J’étais immédiatemment sous le charme! Me rappelant jusqu’où mes pulsions m’avaient menée la dernière fois, je me détournais rapidement et me remis en quête du livre que j’espérais trouver. Biographies … introuvable! Autobiographie peut-être? Pas plus de succès. Me résolvant à demander de l’aide au libraire, je me retournais rapidement et! … me retrouvais nez à nez avec le jeune homme que j’espérais éviter! J’aurais du quitter cette librairie, mais il était maintenant trop tard.  J’esquissais un sourire “excusez-moi” qu’il me rendit tout aussitôt “aucun problème”. Il était encore plus charmant lorsqu’il souriait… Je me dirigeais alors rapidement vers le libraire qui me confirma à mon grand désespoir qu’il n’avait pas en rayon le livre que je cherchais et qu’une commande s’avérerait très certainement inutile étant donné qu’il avait cessé d’être édité quelques mois auparavant. Je remplis néanmoins un bon de commande et du coin de l’oeil vis mon charmant inconnu acheter un livre de poche.

Il était juste devant moi pour sortir, et me tint la porte en souriant -galant en plus de ça!- ”pas de chance aujourd’hui?”

 ”non et je n’en aurais pas plus ailleurs ce livre n’est plus édité”

 ”vous devriez essayer un marché au livre, vous le trouverez sûrement d’occasion!”

“excellente idée! vous avez trouvé ce que vous cherchiez à ce que je vois?”

“à vrai dire pas exactement, et justement je tenterais un marché au livre demain, il y en a un le dimanche à côté de chez moi, vous devriez venir!”

“ah oui, je n’avais rien de prévu demain ça tombe à pic!”

“vous avez un papier? prenez mon numéro, je vous aiderais à le chercher si vous voulez, au fait moi c’est Guillaume”

“enchantée guillaume, moi c’est Sarah”

Sans le savoir je venais de faire la connaissance de l’une des personnes qui a le plus compté dans ma vie, qui m’a apporté plus que n’importe qui d’autre. A ce moment-là je ne pensais qu’au fait qu’il m’avait vue, qu’il m’avait regardée, s’évitant peut-être une mort prématurée…

0
mars
30

Nouveau départ

Posté dans : articles de Emma par emma

Au terme de mes trois jours à l’hôpital, les médecins n’ont rien remarqué d’inquiétant. J’allais sortir quand un inspecteur de police est venu à ma rencontre. “Mademoiselle, nous sommes dans l’obligation de vous poser quelques questions”.

Tout s’est bousculé … Mes synapses dansaient la conga avec mes neurones, j’ai essayé de me calmer mais je ne pouvais pas m’empêcher de penser à ce que j’avais fait à Donald et Mario … Mais je n’y étais pas du tout : “C’est au sujet de Monsieur Don Juan … Si vous voulez bien nous suivre …” Je me sentais comme une huître … Comme un phasme … Comme un pangolin … Comme … Bref. L’interrogatoire a eu lieu dans la chambre que j’avais occupée à l’hôpital. L’inspecteur, escorté de deux collègues, a repris : “Monsieur Don Juan est décédé vendredi après midi à 15h34 suite à une hémoragie interne. Il avait été retrouvé avec vous quelques heures plus tôt dans un parc. Veuillez répondre sincèrement à toutes les questions qui vous seront posées. Que s’est il passé la dernière fois que vous avez vu Monsieur Don Juan ?”. J’ai tout expliqué, le premier avril, mon idée de blague, la réaction de Don Juan. “Mademoiselle, votre témoignage est extrêmement important. Nous ne vous accusons de rien. Dites nous la vérité.” Je n’en revenais pas. J’ai insisté. Ils ont fini par partir.

Quand je suis rentrée chez moi, j’ai repensé à tout ce qui s’était passé jusque là … Ces souvenirs que je me forçais à oublier … Tout était ma faute … J’essayais de continuer à sortir quand même. Quelques semaines plus tard, à la recherche de compagnie et de distraction, je me suis rendue au fast food le plus proche. Depuis que je suis sortie de l’hôpital, j’y vais souvent. Ce que je préfère dans ce genre d’endroit, c’est observer les gens. J’essaie d’imaginer ce qui a pu les amener à venir, ce qu’ils vont faire après, dans une vie normale. Une vie sans meurtres.

Dans la file d’attente il m’a semblé voir un nouvel employé. En me rapprochant je me suis aperçu que c’était Susumu. Il m’a souri, et a dit : “Emma ! Si je m’étais attendu à vous revoir ici !”. J’ai répondu quelque chose comme “Haha oui ahem en fait je viens ici assez souvent depuis que … Enfin …” mais ce qui semblait être le patron a mis fin à mon inoubliable tirade en gromellant ce qui semblait être des menaces. Quelque chose a changé dans le regard de Susumu pendant quelques instants. Il a ensuite pris un air désolé et a ajouté “Le patron est un peu pointilleux … Je finis mon service à 22h, on pourrait discuter plus longtemps ! Qu’est ce que vous voulez commander ?”

J’ai mangé mon hamburger en réfléchissant. Cette histoire était décidément bien trop compliquée pour moi. Est ce que j’allais vraiment le rejoindre à 22h ? Qu’est ce que c’était que cette réaction bizarre qu’il avait eue là ? On aurait dit … de la fureur. Oui. Voilà. Il a l’air un peu susceptible … Don Juan aussi l’était … Comment j’ai pu en arriver là à tuer des gens ? J’aimerais tellement quitter tout ça … Partir, tout recommencer ailleurs … Oublier qui j’étais et surtout oublier ce que j’ai fait.

Je ne m’étais pas rendue compte que le fast food s’était vidé, les parents étaient partis avec leurs gamins et quelques ballons, les adolescentes avaient fini leur cola édulcoré, Susumu était accoudé au comptoir. J’imagine que c’est pas conscience professionnelle qu’il m’a dit “on ferme dans dix minutes Mademoiselle”. J’ai avalé une ou deux frites froides et je suis partie l’attendre devant l’entrée.

En arrivant avec vingt minutes de retard, il m’a dit qu’il avait eu quelque chose à régler avec son patron, trois fois rien. Je me suis dispensée d’y réfléchir sur le coup, j’avais déjà bien d’autres raisons de culpabiliser. Finalement on a discuté pendant un moment. Il me parlait de son envie de retrouver ses racines, j’évoquais mon dégoût de la vie que je menais, de mon besoin de repartir à zéro. Je ne sais plus très bien qui a eu l’idée en premier … Toujours est il que l’un de nous a dit “Et si on faisait le voyage ensemble ? Rien ne nous attache dans cette ville, barrons nous”. J’ai proposé qu’on parte avec ma voiture, j’allais faire des heures de soutien scolaire avec un gamin et on aurait plus rapidement la possibilité de partir. Ça me paraissait tellement dingue … J’avais envie de relever ce défi.

0
mars
15

Le clown

Posté dans : articles de Susumu par Susumu

Quand je suis sorti de l’hôpital je me suis rendu compte que je n’avais manqué à personne. Je me suis donc occupé des affaires urgentes, payer les factures, reprendre mes cours. Quand tout ça à été réglé j’ai commencé à me poser des questions au sujet de Ito. Il m’avait dit toujours avoir été là sans que je ne m’en rende compte. J’ai eu beau retourner le problème dans tout les sens je n’arrivais pas à comprendre ce qu’il voulait dire par la. Encore une fois je me suis lancé dans des recherches à la bibliothèque. Sauf que cette fois ci aucun des livres que j’ai consulté ne correspondait à mon cas ni même ne traitait de troubles de la personnalité. Il fallait donc que je trouve un spécialiste de l’esprit comme un psy, comme ma première fois n’avait pas été très concluante j’ai préféré aller voir du coté de la fac de psycho.
Une fois sur place j’ai pu attraper une prof qui sortait d’un amphi. Coup de chance elle était très intéressée par le sujet. Elle m’as dis que tout le monde pouvoir être victime de troubles de la personnalité. Elle a ajouter que dans la majorité des cas un choc émotionnel était à l’origine des ces problèmes.
Il ne me restait plus qu’as trouver l’explication de ce qu’était ce choc dans mon cas. Un retour au racines m’était nécessaire. J’ai alors décidé de retourner voir mes parents pour trouver avec eux d’où venait mon problème. Sauf que mes parents habitaient la banlieue de Kyoto au Japon, ils n’avaient pas le téléphone et parler de ce genre de chose dans une lettre n’est pas des plus facile. Évidement je n’avais pas suffisamment d’argent pour faire le trajet en avion. La solution qui m’est parut évident c’était de me trouver un petit job pour payer le trajet.
Je suis donc mis à travailler dans un fast-food. Le travail était dur et mal payé, mais au moins ça payait. Mon supérieur de l’époque était une caricature de petit chef autoritaire. Bien sûr Ito n’appréciait pas du tout. Je sentais la moutard qui lui montait au nez de jour en jour , de remarque en remarque. Mais il faisait lui aussi tout ce qu’il pouvait pour se contenir.
Un soir, je faisait la fermeture avec mon chef. Il m’as obliger à rester jusqu’à la dernière seconde au comptoir alors que l’on avait vu personne de toute la soirée. Quand la dernière seconde est arrivée il as plié son tablier et nous as lancé avec son petit sourire en coin:

-Tu pensera à éteindre la lumière en sortant.

C’était la première fois que je laissait Ito s’exprimer sans qu’il me l’ait demandé. Je pense que l’homme en face de nous a suspecté quelque chose car au moment du changement de personnalité dominante, son sourire s’est effacé pour laisser la place à une expression de peur. Le sourire ironique s’est retrouvé à l’identique sur le visage de Ito. D’un coup il lui as décoché un coup de poing tellement puissante que le petit homme s’est évanouie sur le coup.
Ito à profité de ce moment de répit pour chercher une solution convenable pour le futur macchabée. Il avait envie de changement. Son choix s’est porté sur un noyade dans une cuvette de toilette. Ça n’as pas été très difficile, il as suffit de lui mettre la tête dans l’eau pour voir les premières bulles remonter à la surface. Quand la dernière bulle d’air a éclaté Ito m’as dis vouloir le remettre dans son élément.
Il est aller chercher des grand sac poubelle dans lesquels il as soigneusement empaqueté la cadavre encore frais. Ensuite il as trainer le corps jusqu’ à l’arrière du restaurant voisin. Il s’est débarrassé du mort dans une des poubelles.
Le lendemain matin il m’as suffit de prévenir que mon chef était malade pour qu’un remplaçant lui sois trouvé dans l’équipe présente.

0
mars
7

Elle

Posté dans : articles de Susumu par Susumu

A mon réveil j’étais allongé dans un lit d’hôpital. Ma montre avait disparu, et je portais la tenue
réglementaire d’hôpital. La pièce était relativement petite, peinte en blanc. Je suppose que je me suis réveillé un matin, et je n’ai vu personne jusqu’à ce que la nuit tombe.
La première personne qui est entrée était une infirmière très en chair, pas très aimable. Tout ce qui l’intéressait, c’est que j’allais “enfin” pouvoir sortir. J’ai tout de suite senti que Ito ne l’aimait pas, comme s’il essayait de me parler. J’ai eu l’impression qu’il essayait désespérément de faire des efforts pour se contenir. Dès qu’elle a eu le dos tourné j’ai entendu qu’il me criait :

MAINTENANT

Qu’est ce que je pouvais faire contre toute cette rage, surtout qu’il me le demandait. Je lui ai cédé la place. En une fraction de seconde il s’est redressé et s’est lancé sur cette femme. Vu la vitesse elle n’a pas pu se retourner et il lui a brisé la nuque. Mais ça ne lui a pas suffit il a fallut qu’il la colle face au mur en serrant son cou de plus en plus fort. Son visage a pris un couleur pourpre. A un moment ses deux main se sont rejointes, et c’est ce qui l’a fait réagir sur le fait qu’elle était déjà morte depuis un moment. Au moins elle n’as pas souffert, du moins c’est comme ça que je me suis présenté les choses. Ensuite il a cherché à se débarrasser du corps. Évidement il n’y a rien de spécialement adapté pour ce genre de besoin dans un hôpital. La meilleure solution d’après nous, était de mettre le corps dans une chambre vide. Coup de chance c’était une période creuse dans le service, et la chambre voisine était inoccupée. Ito a donc tiré le cadavre dans la douche. Ensuite on est retournés dans notre chambre. J’ai allumé la télé en attendant. Le médecin est passé me voir peu de temps après. Il avait l’air épuisé, mais il souriait quand même:

- Bonsoir Monsieur. Alors comment vous sentez vous?
- Bonsoir, ça va mais dites-moi, ça fait combien de temps que je suis ici?
- Aujourd’hui ça va faire une semaine. Visiblement vous avez été victime d’une intoxication alimentaire très rare, mais vous vous portez comme un charme à ce que je vois. Si vous n’y voyez pas de problème on va vous garder ce soir en observation, et vous pourrez sortir demain matin. Votre femme n’est pas là?
- Ma femme? Mais je ne suis pas marié, et je n’ai pas de petite amie non plus.
- Vraiment? C’est étrange une jeune femme est pourtant venue vous voir tous les jours pendant de longs moments… Toujours est-il que vous êtes sorti d’affaire.

J ‘ai cherché à savoir qui était cette jeune femme, on a pu me dire que c’était une grande brune qui avait l’air très discrète. Je me suis demandé si c’était la femme qui me regardait m’étouffer au parc public, et en y repensant plus tard, celle du parc était blonde. En sortant de l’hôpital j’ai croisé une jeune femme que je connaissais déjà, Emma. On s’était rencontrés dans des conditions particulières pour moi, Ito venait de commettre son premier crime de sang. Elle avait l’air surprise de me voir. On a parlé un moment. Au fil de la discussion, je me suis demandé si ce n’était pas elle qui était venue me visiter, après tout elle correspondait parfaitement au profil en dehors de sa couleur de cheveux.

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mars
2

Ma toute première mission au labo fut particulièrement passionnante, je n’ai pas été casée d’entrée à un poste vacant dont personne ne voulait, du genre “triage et comptage des colonies bactériennes “. Trop banal ! Trop peu d’enjeu aussi. Non non j’ai été acceptée d’emblée au sein de l’équipe de recherche sur les maladies humaines (inutile de préciser mortelles) et lorsque je débarquai dans ce groupe, les gens bossaient sur une maladie plutôt dégoûtante. L’entérite nécrosante… Je ne m’y étais jamais trop intéressée et ma soif de connaissance refit surface : je me remis à étudier toutes les caractéristiques dans mes bouquins.

C’est vrai que je suis une personne névrosée et que je suis trop à fond dans ce que je fais… Ce qui m’a poussé à commettre mon premier crime en fait. Je vous explique comment c’est arrivé. Pure logique. Une expérience à grande échelle, du jamais vu. Grâce à moi peut être que la microbiologie allait faire un pas en avant, qui sait ? Bref, cela faisait un mois que je bossais pour le labo et une fois installée à mon poste, en tenue spéciale (il faut être protégé vis à vis de ce qu’on manipule tout de même) et dans l’habituelle ambiance stérile, je me rendis compte que je tremblais légèrement, comme si je faisais une hypoglycémie. Je n’arrivais plus à me concentrer. Pourtant, je n’avais pas la pression et je maîtrisais totalement le sujet… En fait des pensées parasites commençaient à clignoter dans les recoins de mon cerveau : pourquoi devrais-je me cantonner à étudier des micro organismes dans des boites en plastique alors que j’avais à proximité le plus grand laboratoire de tous les temps : le monde extérieur ! Je me disais qu’après tout, il fallait bien expérimenter tout cela à grande échelle et en conditions réelles. Je n’ai pas eu de mal à m’en persuader. J’ai donc commencé à agir dans l’ombre : le soir après le boulot “officiel”, je décidai de rester en prétextant une mise à jour de la base de données à faire. Trop facile encore…

Je tapai le code de la porte blindée de la zone de stockage des organismes pathogènes, avec une certaine excitation. Il ne me restait plus qu’à saisir quelques souches d’agents provoquant la fameuse “entérite nécrosante” et c’était joué. Je lis alors les étiquettes… Ah! Je tombais finalement sur “Clostridium perfringens”. Ce nom m’avait toujours paru original, limite amusant. Alors je saisis les échantillons et m’éclipsai tranquillement. De retour à mon poste, je me mis à préparer mes futurs essais : quelques dilutions des culots bactériens et hop ! je me retrouvai en quelques minutes en possession de quelques millilitres de solutions mortelles…

Je rangeai tout et fermai la porte du labo, et en rentrant chez moi, je me mis à réfléchir sur mes possibilités d’expériences… Le mieux selon moi était de disperser quelques souches de pathogène dans les lieux fréquentés, afin de voir l’incidence que cela pourrait avoir. Je voulais vraiment voir comment allaient évoluer mes petites bactéries dans ce monde hostile, et surtout, voir si la maladie allait se déclarer. Je souhaitais connaitre la propagation urbaine du phénomène !

Le hic : cette bactérie avait la fâcheuse caractéristique de se transmettre via les aliments ; surtout dans les viandes en sauce, ne me demandez pas pourquoi… et cela n’allait pas être du gateau pour disséminer le germe. J’aurais pu au moins choisir une souche se transmettant seulement par contact, il m’aurait suffit d’en laisser un peu partout sur les interrupteurs, poignées de portes… Tant pis ! Je fis alors le tour des restos du coin et détaillait tous les menus (limite à la loupe) et AH ! un restaurant proposait du boeuf bourguignon ! Parfait ! La nuit venue, je réussis par miracle à m’introduire dans le local frigo du resto, une fenêtre avait un défaut visiblement et se fermait mal, j’eus seulement à pousser fortement sur les battants pour la faire céder.

Je répartis soigneusement mes bactéries dans la viande… ma première tentative était décidément aisée, aucun obstacle n’était venu entraver mes actions. Les personnes qui allaient consommer cette viande allaient beaucoup souffrir : 12h après le repas, une diarrhée énorme allait se déclarer, à cause d’une toxine libérée par les bactéries.

Je m’éclipsai alors furtivement et pensai déjà aux résultats eventuels de mon expérience … Encore un peu de patience !!!

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février
25

Le parc

Posté dans : articles de Susumu par Susumu

Banc publique

Une semaine plus tard je n’avais plus de nouvelles de Ito, j’avais presque oublier sa présence. Ma vie était redevenu banale. Les partiels terminés, mes amis et moi avons fais ce que font tous les étudiants, on as fêter ça. Nous sommes allés dans un restaurant qui était à deux pas de ma fac. En chemin nous avons plaisanté sur une foule de sujet, des jeunes comme temps d’autre. J’avais vraiment l’impression que rien n’avais changer en moi. Le ciel était bleu, le temps idéal. Les amoureux s’embrassaient sur les bancs publics, comme Brassens les chantais.
Arrivé au restaurant, on s’est assis, le serveur a pris nos commandes, et le repas a eu lieu dans la bonne humeur.
On est tous repartis chacun de son coté. Moi je me suis hasardé à faire un détour par un parc public pour profiter de ce temps. Je me suis assis sur un banc, pour regarder les enfants qui jouaient, et les canards.

Une jeune femme blonde est venue s’assoir en face de moi. Elle tenais à la main un carnet de note. Elle me dévisageait mais pas avec méfiance, plutôt avec intérêt. Comme si j’étais un sujet de laboratoire.

Et puis j’ ai eu une gène dans la gorge. Je me suis raclé la gorge, ça ne passait pas j’ai toussé Une fois , deux fois, puis trois , et quatre. Je suis resté la dans une quinte de toux interminable.

Les mères aux alentours me dévisageaient d’un air méfiant, je me sentais rougir à force de tousser.

La grande blonde en face de moi a finis par me demander avec un leger accent américain si elle pouvait faire quelque chose pour moi. J’étais complètement bloqué, je n’ai pas pu lui répondre autre chose que des signes confus avec les mains. Elle s’est éloigner pour téléphoner au urgence, je suppose. En suite elle as disparue. Ma gorge s’est mise a enflé et a me démanger. Très rapidement j ai manquer d’oxygène et j’ai perdu connaissance.

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